vendredi 6 novembre 2015

La motivation en période hivernale



Se motiver pour aller courir est souvent plus difficile lorsque vient l’hiver.

Après plus de trente ans de course, on me demande souvent pourquoi je continue, qu’est-ce que je trouve d’intéressant dans ce sport? Aller courir alors qu’il pleut des cordes, ou bien que la température au-dessous de zéro.

Plusieurs diront : très peu pour moi.

J’avoue que certains jours d’hiver je suis pas mal de leur avis. L’an dernier avec les froids records de janvier j’en suis d’ailleurs venu à la conclusion que courir dehors n’était pas une bonne idée et je me suis inscrit au gym pour les trois premiers mois de l’année.

Une bonne idée, qui m’a permis d’éviter de ‘sauter’ des journées.

D’ailleurs avec l’objectif de grimper le Kilimandjaro cette année, je n’avais d’autre choix que de m’exécuter alors aussi bien le faire à l’abri des intempéries.

L’ennui avec le gym c’est qu’il est difficile de faire un entraînement qui dure au-delà de trente minutes. On a tôt fait de vous faire comprendre que quelqu’un ‘attend après la machine’.
Donc, il y a un bon et un mauvais côté à l’entraînement en salle, comme dans toute chose.
Ceci dit, cette année, avec le beau temps et l’objectif, j’ai renoué avec la longue distance.
Habitué de courir des cinq kilomètres depuis deux ou trois ans, je n’avais que rarement franchi la ligne des dix kilomètres. Cette année ce fût une autre histoire. 

Dès le début du mois de mai, je me suis construit un programme pour atteindre la forme et courir un semi-marathon en fin août. Ceux qui ont suivi mon entraînement dans ce blog savent que celui-ci s’est bien passé. 

Mais depuis je ne suis pas retourné à mes vieilles habitudes  de courir des petites distances. En effet, n’ayant pas couru pendant plus de deux semaines, j’ai tranquillement repris la forme de semaine en semaine et je suis de nouveau au niveau du semi-marathon.

Cependant, avec les jours froids qui s’en viennent je me questionne sur ce qui sera le mieux. Continuer malgré le froid et courir la longue distance durant les mois d’hiver, ou revenir à mon type d’entraînement intérieur (et plus court) pour les mois les plus froids?

La décision n’est pas prise, mais ce matin je suis allé chercher un bidule pour suivre mon cardio… disons que je trouve pas ça tellement compatible avec un petit trente minute sur le tapis.

À suivre…

Qu’est-ce qui vous motive l’hiver?

lundi 26 octobre 2015

L’hydratation

Je traîne toujours un sac d'eau lorsque je fait de la randonnée

Dans tous les sports on recommande de toujours prendre soin de bien s’hydrater. En effet l’effort physique produit la transpiration qui sert à refroidir le corps. Lorsque nous courrons nous produisons quantité de transpiration et celle-ci se fait aux dépends de la quantité d’eau que notre corps contient.

Bien des coureurs ont déjà subi les effets de la déshydratation, celle-ci est désagréable et cause souvent différents problèmes, des maux de tête pénibles, de la faiblesse généralisée, et dans les pire des cas peux causer les coups de chaleur et voir la mort.

Ce que peu de gens réalisent ce que même sans causer les drames décrits ci-haut, une des conséquences immédiate de la perte d’hydratation est la perte au niveau de l’endurance.

Faut-il boire l’hiver?

Plusieurs coureurs ont la fausse impression que l’activité physique durant la saison hivernale ne demande pas de s’hydrater autant, et parfois oublient même de prendre une bouteille d’eau lorsqu’ils sortent pour leur longue course du weekend.

Pourtant le niveau d’effort, la respiration plus rapide et la transpiration (même si elle peut être moindre l’hiver) contribuent à faire perdre les fluides et causent la déshydratation.

Ceci dit certaines personnes n’arrivent pas à boire de grandes quantités d’eau alors le secret réside dans la personnalisation de son programme d’hydratation (Casa[i]). Ce genre de programme s’adresse d’abord et avant tout aux athlètes, mais le coureur moyen pourrait toujours s’en inspirer pour s’assurer d’ingurgiter la quantité de liquide requis.

Le programme type d’hydratation doit tenir compte des différents points suivants :
  • Le type d’effort
  • Le taux d’hydratation (quantité de liquide absorbé)
  • Le poids perdu durant l’exercice
  • Les conditions climatiques

Le programme d’entraînement développé pour l’équipe de course à pied américaine utilise la formule de calcul du taux de transpiration, une méthodologie un peu complexe que je laisserai au lecteur le loisir de découvrir en suivant le lien.

Personnellement je continue d’apporter mes bouteilles d’eau pendant mes longues sorties. Selon l’IRCM[ii] on devrait s’hydrater deux heures avant une séance intense et durant l’entraînement dès que celui-ci dépasse les trente minutes. Pour ma part, même si l’impression de ne pas être aussi déshydraté peu me faire sentir que c’est inutile, je suis conscient que ma performance peut en être altérer.

J’utilise aussi un mélange de boisson réhydratante personnel, vous pouvez trouver plusieurs recettes sur Internet, celui de l’IRCM propose une recette simple et efficace. Faire sa propre mixture empêche d’absorber trop de sucre (tel que contenu dans les boissons énergisantes vendues dans le commerce).

J’ai expérimenté deux différentes formes de déshydratation, celle de l’entraînement pour la course à pied et celui causé par le manque d’oxygène et dans les deux cas j’ai pu constater les bienfaits de l’eau.

Ce n’est pas compliqué, boire pendant l’entraînement c’est redonner à son corps ce qu’on lui emprunte.


[i] Réf : (Casa) http://www.athleticscanterbury.org.nz/Portals/6/Coaching%20Resources/Training%20Articles/Proper%20Hydration%20for%20Distance.pdf

[ii] http://www.ircm.qc.ca/CLINIQUE/educoeur/Documents/36_hydratation.pdf